Quelques observations sur ce que j'ai pu entendre au conseil municipal
ce soir.
Une opposition qui retourne sans cesse à son passé, réclamant que justice lui soit rendue pour tous les projets initiés par elle dont l'actuelle majorité s'attribue les mérites, et de refaire
l'historique à chaque fois...ça devient pénible, la palme revient à M. Jacquat...Au fait est-ce pour le flatter qu'on lui lance du "docteur" à tire-larigot ? Ou bien est-ce par subtile
ironie envers son activité médicale ayant permis son lancement en politique en bénéficiant de l'aura de sa profession. Il a été quelque peu fustigé pour son goût du
clientélisme. Il aime laisser croire qu'il peut influencer la résolution de tout problème et se pose en expert, en dépositaire de la sagesse. Mais il me donne l'image d'un homme du passé qui se
raccoche aux franges du présent.
Deux heures sur le logement social: densification, logements indignes, accession à la propriété, maisons individuelles...
Attention au piège de l'accession à la propriété; bien des personnes ayant acquis leur logement pour se mettre à l'abri devront chercher à le revendre et se tourner vers le logement
social, la retraite venue, car leurs pensions ne seront plus suffisantes pour payer les charges, l'entretien et les taxes foncières. Et si par malheur elles n'arrivaient pas à revendre leur
bien à des conditions relativement avantageuses, quelle amertume!
Un belle séance de gargarisme collectif sur la mixité sociale...Quelle hypocrisie! Aucun des élus n'y croit vraiment, de droite comme de gauche. Moi même je revendiquais cette belle idée il y a
peu, mais pourquoi défendre une idée dont personne ne veut dès qu'il est concerné concrètement. C'est contre l'enfermement, les préjugés et l'ignorance qu'il faut lutter.
Certains se font les chantres de la maison individuelle, avec le petit jardin autour...Et de décrire les jeunes couples avec enfants obligés d'émigrer en dehors de la ville pour habiter la
maison de leur rêve... Les mêmes, quelques années plus tard, veulent à tout prix revenir en ville pour ne plus être de corvée de transport avec leurs ados que la campagne ennuie à mourir.
Enfin je vous livre la substantifique moëlle de la réflexion économique de M. Thierry Jean; pour lui, le développement économique tient à la foi des personnes qui s'en occupent...Il suffit d'y
croire! Personnellement je me tiens éloignée des gourous de son espèce.